Le tennis, pratiqué au Congo depuis le milieu des années 1930, fut uniquement le fait des colons européens. Le régime d’exploitation de la colonie ne favorisait pas la mixité avec les autochtones.
En 1959, l’Association Congolaise de Tennis créée par le béninois Lawson Théophile voit le jour.
En 1962, la Fédération Congolaise de Tennis (FECOTEN) voit le jour : son premier président a été M. Théophile Lawson. A l’origine, les pratiquants étaient les coopérants européens, quelques rares cadres nationaux et, les quelques congolais qui travaillaient comme agents d’entretien au sein du tennis club de Brazzaville. Ce sont d’ailleurs ces travailleurs congolais du Tennis Club qui constitueront l’ossature de la première équipe nationale.
Les premiers jeux africains de Brazzaville en 1963 offrirent à la Fédération l’occasion de présenter une équipe nationale de tennis. Par la suite, le tennis ne se développe que très faiblement dans le pays ; cela est dû au basculement politique du Congo dès 1963 dans la sphère socialiste. Tout ce qui était assimilé à la bourgeoisie, et notamment certains sports dont le tennis, a été mis en veilleuse. Le tennis est alors essentiellement pratiqué dans les clubs européens et dans les quelques rares hôtels qui possèdent des courts de tennis. Très peu de congolais s’intéressent à ce sport.
Ce contexte tennistique a longtemps perduré dans le paysage sportif congolais ; cela a entraîné un manque de création de structures propres à la Fédération Congolaise de Tennis ou à des nationaux, mais également un très faible taux de pratiquants et très peu d’entraîneurs formés pour promouvoir et développer la discipline au Congo.
De 1963 à 1966, le président de la Fédération est français : il s’appelle R. Pomeraud. A partir de 1966, tous les présidents qui se succèdent sont des congolais :
_ De 1966 à 1968, M. Florent Malanda
_ De 1969 à 1971, M. André Boulouhd
_ De 1972 à 1973, M. Sébastien Bikouta
_ De 1974 à 1976, M. Albert Otina
_ De 1977 à 1979, M. Jean Mounguellet
_ De 1980 à 1983, M. Gérard Guempio
_ De 1983 à 1986, M. Timothée Nzoungou
_ De 1986 a nos jours, M. Germain Akindou Ickonga
Depuis le milieu des années 1980, il y a un souffle nouveau pour le tennis congolais, et beaucoup de jeunes s’intéressent de nouveau à la pratique de ce sport. Cet intérêt des jeunes congolais pour le tennis est freiné par l’insuffisance des structures, et un manque d’encadrement adapté.
Les objectifs
Depuis l’élection du nouveau bureau fédéral, il y a une volonté de redynamiser l’activité tennistique, et de renouer avec les instances internationales la C.A.T. (Confédération Africaine de Tennis) et l’I.T.F. (International Tennis Federation). La F.E.C.O.T.E.N compte environ 500 pratiquants ; c’est un chiffre approximatif, car la Fédération n’a pas encore instauré de système de licence pour pouvoir facilement répertorier et classer les joueurs selon leur niveau et leur catégorie d’âge.
Les clubs
Au niveau de Brazzaville, il y a *six clubs* référencés :
_ Le Club ORNANO : composé de deux courts de tennis, c’est une structure faisant partie du complexe omnisports de l’armée.
_ Le Méridien : composé de deux courts de tennis ; c’est une structure Hôtelière
_ La BEAC : structure appartenant a la Banque Centrale des Etats de l’Afrique Centrale ; il y a 1 court de tennis.
_ Le club Hippique : club omnisports qui possède deux 2 courts de tennis ; club appartenant à la communauté française.
_ Le Tennis Club de Brazzaville : club appartenant à la communauté française. Il possède 11 courts de tennis.
Au niveau de Pointe-Noire également, nous notons que tous les courts de tennis appartiennent à des structures hôtelières ou à des sociétés privées comme Total et Eni Congo.
Il n’y a que le Cercle Civil appartenant a la communauté française avec 3 courts que l’on peut véritablement qualifier de club de tennis.
Perspectives
Pour relancer la pratique du tennis au Congo, il faut pouvoir agir sur 3 axes:
- La formation de cadres techniques et administratives de la fédération qui ont une vision moderne de la gestion du sport et, qui peuvent mettre en place une stratégie de développement à long et moyen terme avec des objectifs réalistes par rapport aux moyens dont ils disposent.
- Un effort particulier doit être entrepris pour la création d’un centre national de tennis à Brazzaville et Pointe-Noire. Cela ne peut se faire qu’avec l’aide de l’Etat ; la fédération doit donc sensibiliser le législateur afin qu’une décision politique puisse aider les petites fédérations comme celle du tennis à acquérir des structures qu’elles ne pourraient pas s’offrir seules.
- Favoriser et accompagner dans leurs démarches les nationaux qui veulent se lancer dans la création de structures privées car, cela profitera aussi inévitablement a la fédération dans sa stratégie de développement. Un partenariat gagnant-gagnant doit donc s’instaurer entre les acteurs privés et la fédération.
