Ce week-end, je suis Ponténégrine

Bonjour,

Non, je ne suis pas perdue ni enlevée.

Simplement un petit soucis de connexion à internet.

La mission s’est terminée vendredi. Demain je vous fais un petit rapport d’activité.

Ce week end, je suis allée le passer à Pointe-noire.

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Un aperçu de Pointe-Noire par rapport à Brazza

Née il y a un peu moins d’un siècle des besoins coloniaux de la France, Pointe-Noire, aussi appelée Ponton La Belle, compte aujourd’hui plus d’un million d’habitants, les Ponténégrins.

Même si elle n’est que la seconde ville en terme de population, elle est indiscutablement, l’autre capitale du Congo, celle où l’argent prend le pas sur la politique.

Depuis le début des années 1980, Pointe-Noire n’a cessé de se développer, attirant les Congolais venus de tout le pays, séduits par les salaires plus élevés qu’ailleurs proposés par les acteurs de la filière pétrolière. D’ailleurs, elle n’attire pas que les locaux; une large communauté d’expatriés -la plus grande du pays- donne à la ville son visage cosmopolite et multiculturel. Pendant les conflits qui ont déchiré le pays, elle fut épargnée des destructions car dit-on  » si Pointe-Noire brûle, le Congo meurt » attirant par conséquent les populations fuyant les exactions de l’armée et des milices dans les villages ou les tensions de Brazzaville ( quelques commerçants vous raconteront facilement leur histoire au détour de la conversation).

On attribue à des navigateurs portugais la découverte de Pointe-Noire, peu après la découverte de l’embouchure du fleuve Congo par Diego Cao en 1482. Repérant sur la côte un éperon rocheux de pierres noires, ils baptisèrent l’endroit Punta Negra. Jusqu’à l’arrivée des Français au XIXe siècle, Punta Negra restera un simple point de repère sur les cartes de navigation.

On peut aussi rejoindre Pointe-Noire par le train, mais déconseillé par les locaux.

Une petite idée de la gare

Même si vous ne comptez pas prendre le train, il faut aller voir la Gare de Pointe-Noire. Héritage des années 1930, elle s’inspire, pour les familiers de la Normandie, de la Gare de Deauville. Fait marquant, son architecte est tout simplement le même, un certain Monsieur Jean Philippot. Elle est plutôt bien conservée au regard des aléas du temps par la compagnie des chemins de fer et mérite qu’on s’attarde sur sa façade extérieure, marron et beige, comme sur son intérieur, aux guichets de bois.

Je continue de vous raconter la visite demain

bonne nuit